L’assurance vie, une alternative viable à la banque ?

Cela fait maintenant plusieurs années que les institutions financières classiques ne bénéficient plus du même niveau de confiance de la part de leurs usagers. Les effondrements financiers à répétition, l’émergence de réseaux de financement du terrorisme, de blanchiment d’argent et autres y ont considérablement contribué. Face à ce chaos monétaire, grand nombre de la population mondiale se tourne vers des alternatives telles le mobile banking, le crowdfunding ou encore l’assurance. Cette dernière serait, le mode de placement « star » auprès des Français. Quelles sont les raisons de cette poussée accrue de la popularité des assurances-vie ?

Les avantages civils de l’assurance vie

L’assurance comprend des plus, notamment la clause bénéficiaire qui offre au principal intéressé la possibilité de transmettre ses biens à qui il veut, quand il veut sans être contraint par le droit de succession. Il peut ainsi jouir de ses biens tout en préservant les prérogatives de ses héritiers. À noter par ailleurs que ladite clause peut être segmentée de telle manière à ce que la seconde génération puisse également bénéficier de l’héritage. Outre ce système de transfert de patrimoine à part, l’assurance-vie constitue également un mode d’épargne doté d’une large diversification de placements. À ce titre, il est possible d’animer la poche sécuritaire du fond en insérant, par exemple des clauses de SCPI dans le contrat d’assurance vie. Ainsi, les souscripteurs peuvent profiter d’un rendement moyen de 5% sur l’immobilier. Adieu les frais de mutation et les impôts en sus.

 

Une fiscalité avantageuse

D’un point de vue fiscal, l’assurance-vie présente moult avantages. En dehors du fait qu’elle ne soit pas touchée par les dispositions des dernières lois de finances, elle est soumise à des régimes fiscaux très favorables. Aussi, a-t-on la possibilité, lors d’un rachat, de choisir le mode d’imposition qui s’appliquera. Entre l’impôt sur les revenus ou un taux forfaitaire, le taux réel d’imposition demeure très bas. Par ailleurs, en cas de manque de liquidités, le souscripteur pourra se tourner vers son assurance et procéder à des avances exemptes d’imposition. Toutefois, ces avances produisent des intérêts remboursables en même temps que le capital prêté. Il apparaît également que pour toute souscription avant 70 ans, l’abattement par bénéficiaire est de 15 2500 euros. Au-delà de cet âge, l’abattement est de moins 30 500 euros. À noter que pour les contrats souscrits après plus de huit ans, ces bénéfices restent accessibles même après rachat. Le prix du contrat aura ainsi doublé et peut atteindre les deux millions d’euros. En cas de décès, la taxation se fera uniquement sur un million.

Au-delà de ses avantages fiscaux et de ses aspects pratiques relatifs à la transmission de patrimoine, l’assurance vie s’avère également être un allié de

choix dans les opérations de placement. Il y a donc tout intérêt à souscrire à un tel type de contrat. Notez cependant que pour certains avantages relatifs aux transferts de patrimoine ne sont pas systématiquement accessibles. En effet, tout dépend des dispositions prévues dans la clause bénéficiaire. Il importe alors de prendre le temps de penser posément aux dispositions contractuelles qui cadrent avec vos attentes.

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